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En cette journée de St-Valentin, il est question d’amour n’est-ce pas? Qu’est-ce que l’amour vient faire avec la santé et la sécurité au travail? C’est assez simple. Aimez-vous assez les gens qui vous entourent pour leur fournir un monde sécuritaire?

En cette journée de St-Valentin, il est question d’amour n’est-ce pas? Qu’est-ce que l’amour vient faire avec la santé et la sécurité au travail? C’est assez simple. Aimez-vous assez les gens qui vous entourent pour leur fournir un monde sécuritaire?

La santé et sécurité au travail se vit principalement dans les entreprises, mais à la base,  on retrouve les mêmes principes de santé et de sécurité. Dans la vie de tous les jours, de nombreuses situations peuvent représenter un risque pour nous. Par exemple, lorsque je fais des travaux chez moi, cela n’a rien à voir avec une entreprise, je porte mes lunettes lorsque la situation l’exige. Je fais même des entretiens préventifs sur mes outils.

Vous pensez sans doute que je suis conseillère en SST et que c’est normal que je transpose mes connaissances dans mon quotidien. Mais non, je le fais parce que j’ai réalisé que des outils bien entretenus vont durer plus longtemps et ne me lâcheront pas au moment de les utiliser. Je prends grand soin d’utiliser le bon outil pour la bonne tâche. J’avoue que je rappelle souvent ce concept aux travailleurs en entreprise et je peux remarquer que les outils ont vraiment une fonction qui leur est propre. Bien utilisés, permettent de sauver du temps et surtout, ils dureront plus longtemps.

Je crois qu’aujourd’hui, ce que je retiens le plus, c’est qu’il y a un effet bénéfique à prendre soin de ma santé et de ma sécurité quotidiennement : mes travaux avancent rapidement, se font plus facilement et mes outils me serviront encore longtemps. Je pourrai toujours me coucher le soir en me disant que j’ai tout mis en œuvre pour protéger ma famille, ma santé et ma sécurité. Et vous?

Avez-vous déjà travaillé en collaboration avec des gens qui provenaient seulement du milieu universitaire? Des gens qui ont appris de grands concepts qui sont tout à fait logiques et respectables, mais qui ne semblent pas parler le même langage que vous? Vous ont-ils influencé à faire de gros changements qui sont tombés dans l’oubli (syndrome de la tablette)?

Avez-vous déjà travaillé en collaboration avec des gens qui provenaient seulement du milieu universitaire? Des gens qui ont appris de grands concepts qui sont tout à fait logiques et respectables, mais qui ne semblent pas parler le même langage que vous? Vous ont-ils influencé à faire de gros changements qui sont tombés dans l’oubli (syndrome de la tablette)?

À ma sortie du Cégep, suite à un DEC en Techniques policières, j’ai occupé différents postes dans beaucoup de domaines. J’ai fait des biscuits Leclerc dans la défunte usine sur Charest Est à Québec, du tri dans un moulin à scie à St-Hubert-de-Rivière-du-Loup, de l’ameublement de bureaux chez RB tek à St-Romuald, de l’assemblage chez Canimex à Drummondville, etc. Sans parler du travail de ferme avec des vaches laitières, des bouvillons et des porcs. Je ne compte plus les heures que j’ai passées à arpenter les couloirs de l’Usine Kraft à Ville-Mont-Royal, le CHUL de Québec et même les bâtisses de chez Premier Tech à Rivière-du-Loup en tant que simple agent de sécurité ou sergent-patrouilleur. J’ai eu une vie mouvementée et palpitante. J’y ai appris tellement de choses, tellement de méthodes de travail, de visions. J’ai développé au fil du temps mes propres techniques, mes propres pistes de solutions.

N’appréciant pas tout à fait le travail en usine, je me donnais des défis pour en agrémenter les quarts. J’essayais d’apprendre le plus rapidement possible mes tâches. Ensuite, je m’efforçais d’ajuster l’emploi à moi. « Moi » en tant que femme de 5 pieds 4 pouces dans des milieux d’hommes et avec des postes de travail rarement adaptés. Je développais mes propres techniques pour améliorer ma rapidité et me faciliter la tâche. J’ai développé des habiletés à plusieurs niveaux, tant en productivité qu’en santé et sécurité au travail. Ayant un bagage provenant de mes études en techniques policières, je cherchais toujours à comprendre le comment du pourquoi. J’ « enquêtais » pour trouver les meilleures pistes de solutions. Mes superviseurs comprenaient rapidement que je pouvais apprendre la majorité des tâches dans les usines et y mettre tout mon cœur et mon énergie. J’ai pu assimiler en 5 ans plus de 50 postes de travail et les tâches s’y rattachant.

Quand j’y repense aujourd’hui, mes cours universitaires ont été bien pratiques pour m’apprendre à  nommer mes expériences vécues à l’aide de concepts théoriques, mais rien ne pourra m’enlever mon bagage de vie. J’ai plein d’anecdotes et de moments-clés à partager. Il ne me reste plus qu’à m’asseoir confortablement à mon clavier…