Avez-vous déjà travaillé en collaboration avec des gens qui provenaient seulement du milieu universitaire? Des gens qui ont appris de grands concepts qui sont tout à fait logiques et respectables, mais qui ne semblent pas parler le même langage que vous? Vous ont-ils influencé à faire de gros changements qui sont tombés dans l’oubli (syndrome de la tablette)?

Avez-vous déjà travaillé en collaboration avec des gens qui provenaient seulement du milieu universitaire? Des gens qui ont appris de grands concepts qui sont tout à fait logiques et respectables, mais qui ne semblent pas parler le même langage que vous? Vous ont-ils influencé à faire de gros changements qui sont tombés dans l’oubli (syndrome de la tablette)?

À ma sortie du Cégep, suite à un DEC en Techniques policières, j’ai occupé différents postes dans beaucoup de domaines. J’ai fait des biscuits Leclerc dans la défunte usine sur Charest Est à Québec, du tri dans un moulin à scie à St-Hubert-de-Rivière-du-Loup, de l’ameublement de bureaux chez RB tek à St-Romuald, de l’assemblage chez Canimex à Drummondville, etc. Sans parler du travail de ferme avec des vaches laitières, des bouvillons et des porcs. Je ne compte plus les heures que j’ai passées à arpenter les couloirs de l’Usine Kraft à Ville-Mont-Royal, le CHUL de Québec et même les bâtisses de chez Premier Tech à Rivière-du-Loup en tant que simple agent de sécurité ou sergent-patrouilleur. J’ai eu une vie mouvementée et palpitante. J’y ai appris tellement de choses, tellement de méthodes de travail, de visions. J’ai développé au fil du temps mes propres techniques, mes propres pistes de solutions.

N’appréciant pas tout à fait le travail en usine, je me donnais des défis pour en agrémenter les quarts. J’essayais d’apprendre le plus rapidement possible mes tâches. Ensuite, je m’efforçais d’ajuster l’emploi à moi. « Moi » en tant que femme de 5 pieds 4 pouces dans des milieux d’hommes et avec des postes de travail rarement adaptés. Je développais mes propres techniques pour améliorer ma rapidité et me faciliter la tâche. J’ai développé des habiletés à plusieurs niveaux, tant en productivité qu’en santé et sécurité au travail. Ayant un bagage provenant de mes études en techniques policières, je cherchais toujours à comprendre le comment du pourquoi. J’ « enquêtais » pour trouver les meilleures pistes de solutions. Mes superviseurs comprenaient rapidement que je pouvais apprendre la majorité des tâches dans les usines et y mettre tout mon cœur et mon énergie. J’ai pu assimiler en 5 ans plus de 50 postes de travail et les tâches s’y rattachant.

Quand j’y repense aujourd’hui, mes cours universitaires ont été bien pratiques pour m’apprendre à  nommer mes expériences vécues à l’aide de concepts théoriques, mais rien ne pourra m’enlever mon bagage de vie. J’ai plein d’anecdotes et de moments-clés à partager. Il ne me reste plus qu’à m’asseoir confortablement à mon clavier…

Depuis que vous travaillez dans l’entreprise qui vous a engagé, vous êtes soumis à un nombre croissant d’irritants. Ces irritants, petits ou grands, font que vous trouve vos journées de plus en plus longues.

Depuis que vous travaillez dans l’entreprise qui vous a engagé, vous êtes soumis à un nombre croissant d’irritants. Ces irritants, petits ou grands, font que vous trouvez vos journées de plus en plus longues.

À qui parlez-vous de ces problèmes? Êtes-vous du genre à en discuter avec votre conjoint(e), vos ami(e)s, votre parenté, mais surtout pas avec votre patron?

J’ai eu à travailler très souvent avec des gens qui éprouvaient un problème de sécurité à leur poste de travail, qui en étaient conscients, mais qui n’osaient pas en parler.

Prenez donc deux petites minutes pour échanger avec votre supérieur sur les irritants que vous vivez. Vous êtes la personne la mieux placée pour suggérer des modifications et des améliorations à votre station de travail. Votre patron a besoin de votre opinion et de vos idées pour prendre conscience de votre vécu en entreprise, et apporter les correctifs qui s’imposent et vous rendront la vie plus facile.

Votre patron et vous sortirez gagnants de cette relation d’aide.

Êtes-vous le type de patron qui reste assis à son bureau pour trouver des solutions? Êtes-vous du genre à passer vos nuits à la maison à chercher comment résoudre un problème de sécurité concernant une machine, par exemple?

Êtes-vous le type de patron qui reste assis à son bureau pour trouver des solutions? Êtes-vous du genre à passer vos nuits à la maison à chercher comment résoudre un problème de sécurité concernant une machine, par exemple? Avez-vous déjà pensé au fait que ce sont vos employés qui utilisent les équipements?

En effet, ce sont vos employés qui réalisent la production. Ils travaillent avec des machines tout en devant répondre à vos exigences et à celles des clients. Ils font tout ce qui est possible pour effectuer chaque tâche rapidement et de manière sécuritaire. De ce fait, c’est leur vie qui est en danger, s’il y a un problème de santé et/ou de sécurité au sein de votre entreprise.

Prenez donc quelques minutes, régulièrement, pour constater ce qui se passe sur le plancher de production. Prenez le pouls de vos employés. Écoutez ce qu’ils vous disent. Au début, il y aura de la réticence ou de la résistance de leur part, surtout s’ils ne vous voient qu’à l’occasion de mauvaises nouvelles. Ils vous feront surtout part de leurs plaintes et de leurs doléances. Mais après quelque temps, ce sont ces mêmes employés qui fourniront les solutions à vos problèmes. Pourquoi? Parce qu’ils connaissent l’environnement de travail et qu’ils y sont confrontés tous les jours. Leurs solutions sont souvent peu coûteuses, faciles à mettre en application. Surtout, ils les utiliseront sans problème car ce sont leurs idées qui sont mises en application.

Vos employés sont la clé de votre réussite en santé et sécurité au travail. Impliquez-les dans la résolution de problèmes et vous serez sans doute surpris des résultats!

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Depuis le 1er juillet 2010, les sanctions imposés au entrepreneurs en construction sont déjà doublés. Elle seront de trois fois les montants antérieurs dès janvier 2011.

Depuis le 1er juillet 2010, les sanctions imposés au entrepreneurs en construction sont déjà doublés.  Elle seront de trois fois les montants antérieurs dès janvier 2011.

Comme l'indique Radio-Canada, la CSST serre la vis aux entrepreneurs.

Est-ce que votre entreprise est en mesure de pouvoir respecter les règles de santé et sécurité sur les chantiers?  Est-ce que vous avez un processus pour vous assurer que vos travailleurs et sous-traitants vont respecter ces mêmes règles?

Ce qui est encore plus important que le montant de la sanction imposée, c'est que ce sont des travailleurs qui ont souvent de l'expérience qui risquent de se blesser. La CSST constate que les entrepreneurs resserrent les mesures de santé et sécurité quand il y a des sanctions plus importantes.

Le bénéfice supplémentaire?  Les travailleurs sont plus en confiance et plus productifs dans une entreprise qui respecte les normes de SST.